Legs littéraire, intellectuel, culturel et politique

« المعلم علي » : الروائي والإديولوجي
« Le maître Ali » - le romancier et l’idéologue
Actes de la Rencontre d’hommage à Abdelkrim Ghallab Fès, 10–11 mai 1991
Par Ahmed Al-Yabouri
Revue : Afaaq (Horizons)
Numéro : 2
Date de publication : 1 juin 1991
Type de publication : Trimestriel depuis 1963
Pays de publication : Maroc
Analyse — Style, Portée, et Place dans l’œuvre d'Abdelkrim Ghallab
Contexte historique et politique
L’article s’inscrit dans un contexte intellectuel marocain où la critique littéraire cherche à relire les œuvres fondatrices de la période post-indépendance. La participation d’Ahmed Al-Yabouri à une rencontre d’hommage à Abdelkrim Ghallab témoigne du statut central de ce dernier dans la constitution d’une littérature nationale consciente des enjeux sociaux et politiques.
L’analyse porte sur Le maître Ali, un roman qui explore les transformations sociales marocaines entre les années 1950 et 1970. Le texte insiste sur les rapports entre formation individuelle, apprentissage social, structuration idéologique et émergence du sujet national.
Ton & style
Le style est :
-
méthodique,
-
universitaire,
-
basé sur la lecture rapprochée de passages narratifs,
-
orienté vers la mise en évidence des structures de sens.
Le ton est neutre, analytique, sans emphase, et vise à établir clairement les articulations internes entre narration et idéologie dans l’œuvre d'Abdelkrim Ghallab.
Thèmes principaux
Les thèmes majeurs identifiés dans cet article sont :
-
La formation du personnage : le roman est lu comme une trajectoire d’apprentissage, où « Ali » passe par plusieurs étapes sociales, professionnelles et morales.
-
L’idéologie nationale : le personnage incarne la transition vers une conscience politique, en lien avec le mouvement national.
-
Le rapport entre individuel et collectif : l’expérience d’Ali est présentée comme exemplaire des mutations du Maroc contemporain.
-
La critique sociale : milieux ruraux, espaces urbains, mobilité, pauvreté, école, travail.
-
Le rôle du maître / éducateur : figure centrale pour comprendre les tensions entre traditions, modernité et engagement.
-
La dimension narrative : progression par séquences, importance de chaque étape initiatique.
Importance dans l’œuvre d'Abdelkrim Ghallab
Le roman Le maître Ali est un pilier de la production narrative d'Abdelkrim Ghallab, et l’étude d’Al-Yabouri montre :
-
l’importance de l’œuvre dans la constitution d’une écriture réaliste nationale,
-
la capacité d'Abdelkrim Ghallab à faire du roman un outil d’analyse sociale,
-
une articulation étroite entre engagement politique et construction romanesque,
-
le rôle du personnage d’Ali comme représentation du Maroc en mutation.
Cette étude critique contribue à situer le roman dans l’évolution littéraire d'Abdelkrim Ghallab entre les années 1960 et 1980.
Valeur historique et usages possibles
Le texte constitue :
-
un document précieux pour l’étude de la réception critique d'Abdelkrim Ghallab,
-
une ressource essentielle pour les chercheurs travaillant sur la formation du roman marocain,
-
un outil pédagogique pour comprendre les relations entre littérature et idéologie,
-
une source rigoureuse pour resituer l’œuvre dans les débats culturels marocains du XXᵉ siècle.
Note académique
Brève analyse critique
L’article propose une lecture structurée de Le maître Ali, qui insiste sur l’unité entre construction narrative et apprentissage idéologique. Al-Yabouri montre comment Abdelkrim Ghallab conçoit le roman comme un espace où la trajectoire individuelle reflète une évolution sociale plus large.
L’analyse est rigoureuse, fondée sur le texte même, et démontre la capacité d'Abdelkrim Ghallab à mêler récit réaliste et réflexion politique.
Objet et portée
L’objectif est d’élucider les mécanismes par lesquels le roman construit le personnage d’Ali en tant que sujet formé par ses passages successifs dans des milieux variés : rural, urbain, scolaire, professionnel.
La portée de l’article dépasse donc la seule étude littéraire : il met en lumière la manière dont la fiction peut traduire les dynamiques du Maroc post-indépendance.
Critique méthodologique
La méthode d’Al-Yabouri repose sur :
-
l’analyse interne des séquences,
-
la reconstitution des étapes du récit,
-
la mise en relation entre structures narratives et structures sociales.
Cette approche est pertinente mais pourrait être enrichie par une comparaison avec d’autres textes d'Abdelkrim Ghallab ou par un éclairage théorique plus développé. L’absence de bibliographie limite également l’ancrage méthodologique du texte.
Enjeux historiographiques
L’étude s’inscrit dans les efforts visant à documenter la naissance du roman marocain moderne. Elle montre que l’œuvre d'Abdelkrim Ghallab occupe une place déterminante dans :
-
la formation d’une littérature engagée,
-
l’émergence d’un réalisme social marocain,
-
l’articulation entre narration, idéologie et mémoire collective.
L’article illustre la manière dont, au début des années 1990, la critique marocaine relit les œuvres fondatrices de l’après-indépendance pour reconstituer une histoire littéraire cohérente.
Conclusion
Cette étude d’Ahmed Al-Yabouri constitue l’une des lectures les plus cohérentes de « Le maître Ali ». Elle met en évidence la richesse de l’écriture d’Abdelkrim Ghallab, qui réussit à articuler récit biographique, description sociale et réflexion idéologique.
L’article confirme la place essentielle du roman dans la construction de l’imaginaire littéraire marocain moderne, et demeure une référence pour tout lecteur ou chercheur souhaitant comprendre la genèse du personnage d’Ali et sa portée symbolique.
« سبعة أبواب » : شخصية الأنا
« Sept Portes » : La personnalité de l'ego
Actes de la Rencontre d’hommage à Abdelkrim Ghallab Fès, 10–11 mai 1991
Par Abdelkader Chaoui
Revue : Afaaq (Horizons)
Numéro : 2
Date de publication : 1 juin 1991
Type de publication : Trimestriel depuis 1963
Pays de publication : Maroc
Analyse — Style, Portée, et Place dans l’œuvre d'Abdelkrim Ghallab
Contexte historique et politique
L’article s’inscrit dans une relecture critique des œuvres narratives de Abdelkrim Ghallab, notamment celles liées à l’écriture de l’expérience vécue et de la mémoire politique. « Sept Portes » est abordé comme un texte où le “Je” narratif acquiert une fonction structurante essentielle, dans un contexte marqué par les épisodes d’emprisonnement, la lutte nationale, et les mutations du Maroc post-indépendance.
Ton & style
Le style d’Abdelkader Chaoui est analytique et conceptuel.
Il repose sur des outils narratologiques (instance narrative, focalisation, typologie), et sur une lecture textuelle précise. Le ton est objectif, sans emphase, avec une attention particulière portée à la cohérence interne du récit.
Thèmes principaux
Les thèmes majeurs identifiés dans cet article sont :
a) L’instance du “Je” narratif
Le “Je” est présenté comme une instance active, productrice de sens, distincte de l’auteur réel.
Il réorganise l’expérience, la sélection des événements et leur interprétation.
b) Le « type » ou modèle narratif
Chaoui montre qu'Abdelkrim Ghallab ne propose pas une autobiographie naïve, mais un personnage qui représente des trajectoires collectives liées à l’histoire sociale et politique du Maroc.
c) L’imaginaire narratif
La fiction occupe une place essentielle.
L’expérience réelle est réélaborée dans un cadre imaginatif permettant au récit de dépasser la simple restitution documentaire.
Importance dans l’œuvre d'Abdelkrim Ghallab
« Sept Portes » marque une étape majeure dans l’évolution de l’écriture personnelle chez Abdelkrim Ghallab :
-
affirmation d’un “Je” structuré et conscient,
-
intégration de l’expérience carcérale dans une forme romanesque,
-
passage d’une écriture réaliste classique à une écriture de la mémoire fictionnalisée.
L’étude replace le roman dans la dynamique élargie de la littérature marocaine des années 1960–1980.
Valeur historique et usages possibles
L’article fournit un outil important pour :
-
les études sur la littérature carcérale au Maroc,
-
l’analyse des récits à la première personne,
-
la compréhension du rôle de la fiction dans l’élaboration d’une mémoire collective.
Note académique
Brève analyse critique
Chaoui démontre que le “Je” dans « Sept Portes » n’est pas une simple voix confessionnelle, mais une instance idéologique et narrative autonome.
Son analyse met en évidence la tension entre réalité vécue et construction fictionnelle, qui constitue l’un des axes majeurs de la poétique d'Abdelkrim Ghallab.
Objet et portée
L’objectif principal est d’examiner la structure du “Je” dans le texte, d’en déterminer les fonctions, et d’évaluer son rôle dans l’organisation de la narration.
La portée est à la fois textuelle et historico-littéraire, puisqu’elle relie la construction du “Je” à la situation politique marocaine du XXᵉ siècle.
Critique méthodologique
La méthodologie adoptée — narratologique et contextuelle — est solide.
La lecture est rigoureuse mais gagnerait à être complétée par des comparaisons avec d’autres œuvres d'Abdelkrim Ghallab pour mieux situer les spécificités de « Sept Portes ».
Enjeux historiographiques
L’étude permet de :
-
mieux comprendre l’émergence de l’auto narration dans la littérature marocaine,
-
situer l’apport d'Abdelkrim Ghallab dans le renouvellement du récit personnel,
-
contribuer à une historiographie de l’écriture carcérale.
Conclusion
L’article constitue une étude de référence pour comprendre la construction du “Je” dans « Sept Portes ».
Il met en lumière la sophistication narrative d'Abdelkrim Ghallab et son rôle fondateur dans le développement de l’écriture personnelle et mémorielle au Maroc.
التماسك السيكودرامي في « دفنا الماضي »
La cohésion psychodramatique dans « Le Passé enterré »
Actes de la Rencontre d’hommage à Abdelkrim Ghallab Fès, 10–11 mai 1991
Par Hassan El Mniai
Revue : Afaaq (Horizons)
Numéro : 2
Date de publication : 1 juin 1991
Type de publication : Trimestriel depuis 1963
Pays de publication : Maroc
Analyse — Style, Portée, et Place dans l’œuvre d'Abdelkrim Ghallab
Contexte historique et politique
Le roman « Le Passé enterré » d’Abdelkrim Ghallab intervient dans un moment déterminant : la transition entre lutte anticoloniale, indépendance imminente et recomposition morale et sociale du Maroc. L’article montre que les dynamiques psychologiques du récit reflètent le passage d’une société traditionnelle en crise vers une modernité encore instable.
Ton & style
Le texte critique adopte un ton analytique rigoureux, mêlant psychologie, narratologie et théorie dramatique. L’article met en évidence ce que l’auteur nomme la « cohésion psychodramatique », fondée sur la tension intérieure des personnages, sur les situations de crise et sur la charge symbolique des conflits sociaux.
Thèmes principaux
-
Effondrement des structures traditionnelles.
-
Dilemmes moraux des personnages face aux transitions politiques.
-
Rapport entre intériorité psychologique et action dramatique.
-
Poids du passé et nécessité de rupture (« Enterrer le passé »).
-
Conflits entre valeurs rurales et urbaines.
-
Lutte entre fatalisme social et affirmation personnelle.
Importance dans l’œuvre d'Abdelkrim Ghallab
Ce roman demeure l’une des œuvres fondatrices du réalisme marocain moderne. L’article montre qu’il fut également crucial dans la structuration d’un modèle romanesque national, où drame psychologique et drame social se confondent. L’étude met en valeur le rôle essentiel d’Abdelkrim Ghallab dans la formation d’une écriture romanesque « de transition » ouvrant la voie à la génération suivante.
Valeur historique et usages possibles
L’article constitue une ressource fiable pour :
-
comprendre l’évolution esthétique du roman marocain après 1956,
-
étudier l’apport d’Abdelkrim Ghallab à la psychologie romanesque moderne,
-
analyser la constitution d’une dramaturgie interne dans les premiers romans nationaux,
-
documenter la réception critique universitaire des œuvres d’Abdelkrim Ghallab.
Note académique
Brève analyse critique
L’étude de Hassan El Mniai met en lumière la profondeur psychologique des personnages de « Le Passé enterré ». Plutôt que de limiter son analyse à la dimension sociopolitique — souvent dominante dans les lectures de l’œuvre — il met l’accent sur la densité interne du roman, où les choix des personnages sont déterminés par un réseau serré de conflits affectifs, moraux et existentiels. Cette lecture enrichit considérablement la réception critique de l’œuvre d’Abdelkrim Ghallab, en soulignant la cohérence entre drame intime et drame collectif.
Objet et portée
L’objectif de l’article est d’expliquer comment la structure psychodramatique du roman contribue à la construction du sens. L’auteur montre que :
-
les crises internes des personnages traduisent les fractures sociales en cours,
-
la tension dramatique repose moins sur l’action extérieure que sur un processus de prise de conscience,
-
la narration construit progressivement une cohésion interne qui unifie trajectoires individuelles et mouvement historique.
La portée de l’étude est double : littéraire (analyse du roman) et historique (analyse de la période).
Critique méthodologique
La démarche de l’auteur s’appuie sur :
-
la théorie psychodramatique (influences bourgetiennes et dramaturgiques),
-
une lecture textuelle centrée sur les dynamiques internes des personnages,
-
une mise en relation entre structuration narrative et formulation idéologique.
La méthodologie est solide, mais son approche psychologique s’appuie parfois sur des catégories interprétatives implicites, nécessitant une prudence herméneutique. Néanmoins, l’analyse demeure cohérente, précise et soigneusement articulée.
Enjeux historiographiques
L’article intervient dans un contexte où la critique littéraire marocaine réévalue :
-
la place du roman réaliste dans la construction culturelle post-indépendance,
-
l’évolution d’Abdelkrim Ghallab en tant que figure fondatrice de la prose marocaine moderne,
-
la manière dont les écrivains ont thématisé les tensions entre tradition, modernité et nation.
L’étude contribue ainsi à une historiographie littéraire visant à replacer le roman marocain des années 1950 dans une perspective psychologique et esthétique, non seulement sociopolitique.
Conclusion
L’article de Hassan El Mniai offre une lecture éclairante et nuancée du roman « Le Passé enterré » d’Abdelkrim Ghallab, en mettant en évidence l’articulation subtile entre psychodrame et drame social. Il démontre que la force du roman réside dans la mise en scène d’une subjectivité prise au piège d’une époque en transformation, ce qui confère au texte une valeur durable tant sur le plan littéraire qu’historique. Cette fiche confirme l’importance du roman dans l’évolution de la narration marocaine moderne et la pertinence de l’approche psychologique pour en saisir toute la portée.
السارد والحكاية قراءة في « سبعة أبواب »
Le narrateur et le récit : lecture de « Sept portes »
Actes de la Rencontre d’hommage à Abdelkrim Ghallab Fès, 10–11 mai 1991
Par Abderrahim Mouadden
Revue : Afaaq (Horizons)
Numéro : 2
Date de publication : 1 juin 1991
Type de publication : Trimestriel depuis 1963
Pays de publication : Maroc
Analyse — Style, Portée, et Place dans l’œuvre d'Abdelkrim Ghallab
Contexte historique et politique
L’étude examine le roman « Sept Portes » d’Abdelkrim Ghallab, œuvre située dans un Maroc post-colonial en pleine recomposition sociale et idéologique. La narration y est fortement liée aux tensions politiques, à la mémoire collective et aux mutations du champ social marocain après l’indépendance. L’auteur de l’article s’intéresse notamment au rôle du narrateur dans la restitution de cette transition.
Ton & style
Abderrahim Mouadden adopte un style analytique et méthodique.
Il mobilise des concepts narratologiques (narrateur, focalisation, temporalité, progression dramatique) pour démontrer que la structure de « Sept Portes » repose sur :
-
un enchaînement rigoureux d’épisodes,
-
une progression thématique cohérente,
-
et un équilibre entre voix narrative et construction des scènes.
Le ton demeure neutre, descriptif, sans emphase idéologique.
Thèmes principaux
L’article développe plusieurs axes :
1. La fonction du narrateur
Le narrateur régule l’accès du lecteur à l’univers fictionnel :
-
il sélectionne l’information,
-
oriente l’interprétation,
-
organise les voix internes du récit.
2. Le rapport entre narration et mémoire
Le roman articule souvenirs individuels et dynamique collective.
Le narrateur devient la médiation entre expérience vécue et représentation littéraire.
3. L’unité dramatique du récit
L’étude insiste sur le cohérent psychodramatique du roman :
-
chaque chapitre (« porte ») est construit comme une scène dramatique,
-
l’organisation séquentielle suit une logique ascendante vers la résolution.
4. La structure sérielle en sept « portes »
L’auteur commente le tableau final qui récapitule les sept portes, leur titre et leur fonction, montrant la progression du voyage narratif.
Importance dans l’œuvre d'Abdelkrim Ghallab
L’étude met en lumière un aspect central :
« Sept Portes » n’est pas seulement une narration descriptive mais une construction hautement maîtrisée où Abdelkrim Ghallab développe un art du récit fondé sur la cohésion interne, l’économie narrative et la relation entre individu et société.
Ce roman représente une étape significative dans l’évolution de son écriture romanesque :
-
approfondissement de la psychologie,
-
solidification de la structure,
-
articulation entre narration et problématique identitaire.
Valeur historique et usages possibles
Cette lecture permet :
-
d’éclairer l’histoire du roman marocain moderne,
-
de comprendre la contribution d’Abdelkrim Ghallab à la structuration de la narration arabe contemporaine,
-
d’analyser l’évolution des pratiques scripturaires post-indépendance,
-
d’utiliser le roman comme document sur une société en transition et comme étude sur les relations entre mémoire, idéologie et récit.
Note académique
Brève analyse critique
L’article propose une lecture technique et bien organisée du roman « Sept Portes ». Le critique s’appuie sur le texte lui-même sans extrapolation, en insistant sur les mécanismes de la narration : voix, temporalité, construction dramatique. L’approche reste descriptive, fidèle aux outils de la narratologie classique, ce qui garantit la solidité de l’analyse mais limite parfois l’ouverture vers des interprétations sociales plus complexes.
Objet et portée
L’objectif est de démontrer que la cohérence interne du roman repose sur un narrateur structurant, une organisation en séquences convergentes et un dispositif dramatique unifié.
La portée principale concerne :
-
la mise en évidence du rôle du narrateur,
-
la compréhension des « portes » comme unités fonctionnelles,
-
la clarification de la cohérence thématique et psychologique du texte.
Critique méthodologique
La méthode mobilisée relève de la narratologie appliquée :
-
segmentation du texte,
-
étude du mode d’énonciation,
-
distinction des niveaux de narration,
-
et analyse de la cohésion séquentielle.
Ses limites :
-
l’article repose uniquement sur le texte littéraire sans recours à des sources historiques externes ;
-
l’analyse ignore certaines dimensions sociopolitiques présentes chez Abdelkrim Ghallab, ce qui aurait enrichi l’interprétation.
Enjeux historiographiques
L’étude s’inscrit dans l’histoire du roman marocain en dévoilant la manière dont Abdelkrim Ghallab contribue à la consolidation d’une tradition narrative moderne.
Elle offre une base importante pour :
-
comprendre l’évolution de l’écriture romanesque marocaine,
-
situer Sab‘at Abwâb dans la transition intellectuelle post-indépendance,
-
étudier la place du narrateur comme processus de médiation entre mémoire individuelle et récit collectif.
Elle participe donc à l’élaboration d’une historiographie du roman arabe maghrébin.
Conclusion
L’article d'Abderrahim Mouadden met en évidence la force structurante de la narration dans « Sept Portes », et montre comment Abdelkrim Ghallab parvient à articuler une cohésion dramatique solide avec une réflexion sur la mémoire et l’identité.
Cette lecture renforce la place du roman dans l’œuvre de l’auteur et contribue à la compréhension de la modernité narrative marocaine.
السنن الثقافي في رواية « وعاد الزورق إلى النبع »
Le code culturel dans le roman « Retour aux sources »
Actes de la Rencontre d ’hommage à Abdelkrim Ghallab Fès, 10–11 mai 1991
Par Anouar Al-Mourtaji
Revue : Afaaq (Horizons)
Numéro : 2
Date de publication : 1 juin 1991
Type de publication : Trimestriel depuis 1963
Pays de publication : Maroc
Analyse — Style, Portée, et Place dans l’œuvre d'Abdelkrim Ghallab
Contexte historique et politique
Le roman s’inscrit dans le prolongement de la réflexion d'Abdelkrim Ghallab sur l’identité marocaine, la formation de la conscience nationale et les enjeux socioculturels de l’après indépendance.
L’article souligne que le texte romanesque s’appuie sur des structures culturelles héritées : mythes, proverbes, imaginaires collectifs, pensée traditionnelle et repères historiques.
Ton & style
Le ton est analytique, académique et méthodique.
Anouar Al-Mourtaji examine le roman à partir de la notion de “code culturel", qu’il définit comme l’ensemble des repères symboliques et idéologiques structurant la vision du monde du personnage principal.
Le style est explicatif, sans lyrisme, et s’attache à dégager les mécanismes narratifs et culturels qui orientent la construction du récit.
Thèmes principaux
-
Le rôle du code culturel dans l’orientation morale du récit.
Les références religieuses, les valeurs familiales, la mémoire collective et les représentations sociales guident la trajectoire du personnage. -
La continuité entre l’expérience individuelle et le patrimoine symbolique.
Le protagoniste agit selon un habitus culturel précis, issu de l’éducation traditionnelle. -
Le retour comme métaphore identitaire.
“Retour aux sources” renvoie à la réconciliation entre l’individu et son héritage culturel. -
Le rapport entre écriture romanesque et projet national.
L’article montre que le roman renforce une vision constructive du rôle de l’intellectuel marocain.
Importance dans l’œuvre d'Abdelkrim Ghallab
L’étude démontre que ce roman occupe une place centrale dans la manière dont Abdelkrim Ghallab articule :
-
la fidélité à la tradition,
-
l’ouverture au débat moderne,
-
le rôle formateur des valeurs culturelles dans l’action individuelle,
-
la pédagogie sociale du roman.
Le texte confirme que le roman participe à l’élaboration d’une identité marocaine consciente de ses racines tout en étant capable de transformation.
Valeur historique et usages possibles
L’article peut être mobilisé pour :
-
analyser les interactions entre littérature et culture au Maroc,
-
étudier la pensée narrative d'Abdelkrim Ghallab,
-
comprendre comment la littérature marocaine a représenté la transition post-coloniale,
-
utiliser le roman comme source pour l’histoire culturelle du Maroc contemporain.
Note académique
Brève analyse critique
L’article d’Anouar Al-Mourtaji propose une lecture cohérente et structurée, attentive à la dimension culturelle du texte.
Sa force principale réside dans l’identification d’un système de signification, le “code culturel”, qui relie les actes du protagoniste à un ensemble de valeurs explicites et implicites.
Cependant, l’approche reste interne au texte et ne croise pas les dimensions sociologiques ou historiques qui auraient pu approfondir la contextualisation du roman.
Objet et portée
L’objectif est de montrer comment la culture, dans son sens anthropologique large, oriente :
-
les choix narratifs,
-
la trajectoire du héros,
-
la logique des conflits internes,
-
et la structure morale du roman.
Cette étude permet de saisir comment Abdelkrim Ghallab transforme les matériaux culturels traditionnels en dispositifs littéraires.
Critique méthodologique
La méthodologie repose sur :
-
l’analyse textuelle,
-
l’étude des motifs culturels récurrents,
-
et l’observation de leurs effets sur la progression narrative.
Même si l’analyse est solide, elle ne mobilise pas d’autres cadres critiques (sémiologie, pragmatique, psychologie culturelle).
Elle ne discute pas non plus les limites du “code culturel” comme outil d’interprétation.
Enjeux historiographiques
L’article éclaire un pan essentiel de l’histoire du roman marocain :
-
la manière dont la littérature exprime les transformations internes de la société,
-
la place de la culture traditionnelle dans la modernité littéraire,
-
la contribution d'Abdelkrim Ghallab à la consolidation d’une écriture qui relie formation morale, réflexion nationale et construction identitaire.
L’étude permet ainsi de comprendre la fonction du roman comme instrument pédagogique et idéologique dans le Maroc post-indépendance.
Conclusion
La lecture proposée par Anouar Al-Mourtaji montre que « Retour aux sources » est un roman construit autour d’un axe culturel structurant.
Le personnage principal n’agit jamais en dehors des valeurs et représentations qui forment son identité intime.
Par cette démonstration, l’article contribue à mieux situer le travail romanesque d'Abdelkrim Ghallab dans l’histoire littéraire marocaine : une écriture où la tradition n’est pas un frein, mais une ressource symbolique qui permet de penser l’avenir.
تشكيلات الفضاء السجني في روايات غلاب
Les configurations de l'espace carcéral dans les romans de Ghallab
Actes de la Rencontre d’hommage à Abdelkrim Ghallab Fès, 10–11 mai 1991
Par Hassan Bahraoui
Revue : Afaaq (Horizons)
Numéro : 2
Date de publication : 1 juin 1991
Type de publication : Trimestriel depuis 1963
Pays de publication : Maroc
Analyse — Style, Portée, et Place dans l’œuvre d'Abdelkrim Ghallab
Contexte historique et politique
L’article s’inscrit dans le contexte des années de forte tension politique au Maroc (années 1950–1970), marquées par la prison politique, la répression et l’enfermement idéologique. Hassan Bahraoui analyse comment Abdelkrim Ghallab transforme l’espace carcéral en lieu central de lecture du rapport entre individu, pouvoir et liberté, dépassant la simple référence réaliste pour en faire une structure signifiante.
Ton & style
Le ton est analytique, rigoureux et conceptuel, relevant de la critique narratologique moderne. L’auteur mobilise des références théoriques (Bourgeois, Todorov, Bachelard implicitement) sans surcharge, en les mettant au service d’une lecture interne des textes d'Abdelkrim Ghallab. Le style est démonstratif, progressif et structuré autour de catégories spatiales.
Thèmes principaux
-
L’espace carcéral comme système sémiotique
-
La prison comme matrice narrative, non comme décor
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Dialectique intérieur / extérieur
-
Rapport entre corps, espace et pouvoir
-
Fonction symbolique des lieux intermédiaires (cellule, cour, couloir, porte, fenêtre)
-
La prison comme métaphore de l’aliénation sociale et politique.
Importance dans l’œuvre d'Abdelkrim Ghallab
L’étude montre que l’espace carcéral est transversal dans plusieurs romans d’Abdelkrim Ghallab et qu’il structure la narration, la temporalité et la subjectivité des personnages. Il ne s’agit pas d’un thème marginal, mais d’un noyau organisateur de l’écriture romanesque, révélateur de la vision du monde de l’auteur.
Valeur historique et usages possibles
-
Source majeure pour l’étude du roman carcéral marocain
-
Référence pour les recherches sur l’espace narratif
-
Outil pédagogique pour l’analyse du roman engagé
-
Document critique essentiel pour comprendre la poétique romanesque d’Abdelkrim Ghallab.
Note académique
Brève analyse critique
Hassan Bahraoui démontre que l’espace carcéral chez Abdelkrim Ghallab ne se réduit jamais à une représentation mimétique de la prison. Il fonctionne comme une structure dynamique, organisant la perception, la mémoire et la conscience des personnages. L’espace devient producteur de sens, révélant la violence symbolique du pouvoir et les formes de résistance intérieure.
Objet et portée
L’objet central de l’article est l’analyse des formes spatiales de l’enfermement dans les romans de Ghallab. La portée dépasse la simple thématique carcérale pour toucher à la construction romanesque globale : temporalité fragmentée, focalisation interne, subjectivation de l’espace.
Critique méthodologique
La méthode repose sur une lecture textuelle fine, articulée à des outils narratologiques et sémiotiques. L’approche est cohérente et maîtrisée. On peut toutefois noter une faible contextualisation comparative (peu de mise en relation avec d’autres romanciers marocains ou arabes), choix assumé au profit d’une analyse approfondie du corpus d'Abdelkrim Ghallab.
Enjeux historiographiques
L’article participe à l’historiographie du roman marocain moderne en montrant comment l’écriture romanesque intègre l’expérience politique sans tomber dans le témoignage brut. Il éclaire la manière dont la littérature transforme l’histoire en forme symbolique, contribuant à une mémoire collective critique.
Conclusion
Cette étude constitue une contribution majeure à la compréhension de l’œuvre romanesque d’Abdelkrim Ghallab. En révélant la centralité de l’espace carcéral comme dispositif narratif et idéologique, Hassan Bahraoui met en lumière une écriture où le lieu devient langage, et où la prison révèle les structures profondes de la société et de la conscience individuelle.
قراءة في رواية « صباح.. ويزحف الليل »
Lecture du roman « Matin des ténèbres »
Actes de la Rencontre d’hommage à Abdelkrim Ghallab Fès, 10–11 mai 1991
Par Abderrahman Bouali
Revue : Afaaq (Horizons)
Numéro : 2
Date de publication : 1 juin 1991
Type de publication : Trimestriel depuis 1963
Pays de publication : Maroc
Analyse — Style, Portée, et Place dans l’œuvre d'Abdelkrim Ghallab
Contexte historique et politique
L’article s’inscrit dans la réflexion critique autour du roman marocain engagé, tel qu’il s’est constitué chez Abdelkrim Ghallab à partir des années 1960. « Matin des ténèbres » est lu comme une œuvre profondément marquée par l’expérience de la lutte nationale, de l’emprisonnement politique et de la désillusion post-indépendance. Le contexte colonial puis postcolonial structure l’ensemble de l’analyse.
Ton & style
Abdelrahman Bouali adopte un ton analytique et rigoureux, privilégiant une lecture structurale et sémantique du roman. Le style est académique, précis, et fondé sur une progression démonstrative qui articule les niveaux narratif, symbolique et idéologique.
Thèmes principaux
-
La dialectique lumière / obscurité (matin / nuit) comme métaphore de l’histoire collective
-
Le temps historique et le temps subjectif
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La formation du sujet conscient face à l’oppression
-
Le rapport entre engagement politique et construction romanesque
-
La prison, l’attente, et la maturation intérieure.
Importance dans l’œuvre d'Abdelkrim Ghallab
L’article montre que ce roman constitue une étape décisive dans l’évolution du projet romanesque d’Abdelkrim Ghallab, en ce qu’il articule plus étroitement que les œuvres antérieures la dimension idéologique et la complexité narrative. Il s’agit d’un texte charnière entre le roman de témoignage et le roman de conscience historique.
Valeur historique et usages possibles
Cette étude est une source précieuse pour :
-
l’histoire de la critique littéraire marocaine,
-
l’analyse du roman politique maghrébin,
-
l’étude des formes narratives de l’engagement,
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l’enseignement universitaire de l’œuvre d’Abdelkrim Ghallab.
Note académique
Brève analyse critique
Bouali propose une lecture qui dépasse le simple résumé thématique pour interroger les mécanismes profonds de la signification. Le roman est interprété comme une structure dynamique où les oppositions symboliques produisent le sens historique et moral du récit.
Objet et portée
L’objectif principal est de démontrer que « Matin des ténèbres » ne relève pas seulement du réalisme historique, mais d’une écriture de la transformation : transformation du personnage, du temps narratif et du regard porté sur l’histoire nationale.
Critique méthodologique
La démarche repose sur une analyse interne du texte (temps, personnages, symboles), complétée par des références implicites au contexte sociopolitique. On peut toutefois noter une relative absence de dialogue explicite avec d’autres courants théoriques contemporains, ce qui limite l’ouverture comparative.
Enjeux historiographiques
L’article participe à la construction d’une historiographie du roman marocain engagé, en inscrivant l’œuvre d’Abdelkrim Ghallab dans une continuité historique et idéologique, tout en soulignant ses spécificités formelles.
Conclusion
La lecture proposée par Abdelrahman Bouali confirme la centralité de « Matin des ténèbres » dans l’œuvre romanesque d’Abdelkrim Ghallab. Elle met en lumière un roman où l’esthétique narrative sert un projet intellectuel et historique majeur : penser la conscience individuelle comme lieu de recomposition du sens collectif.
في الكتابة والتغيير والهوية
Sur l’écriture, le changement et l’identité
Abdelkrim Ghallab Interviewé par :
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Abdelkader Chaoui
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Najib Khoudari
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Abdelhamid Aqqar
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Hassan Bahraoui
Revue : Afaaq (Horizons)
Numéro : 2
Date de publication : 1 juin 1991
Type de publication : Trimestriel depuis 1963
Pays de publication : Maroc
Analyse — Style, Portée, et Place dans l’œuvre d'Abdelkrim Ghallab
Contexte historique et politique
En 1991, le Maroc traverse une phase d’ouverture prudente après deux décennies de tension politique. La société connaît des transformations sociales et intellectuelles profondes. Dans ce climat, Abdelkrim Ghallab, écrivain, journaliste et figure morale, livre un entretien majeur où il médite sur les liens entre l’acte d’écrire, la mission de changement et la préservation de l’identité nationale. L’entretien, publié dans Afaaq , témoigne du rôle de l’intellectuel marocain dans la transition vers un espace public plus réflexif et critique.
Ton & style
Le ton de l’entretien est dialogique et introspectif. Abdelkrim Ghallab parle avec une sobriété confiante, combinant la lucidité du penseur et la modestie du témoin. Le style est fluide, non académique, mais porteur d’une densité conceptuelle. Les réponses de l’auteur révèlent sa vision éthique de la littérature : écrire, c’est assumer une responsabilité envers la vérité, la société et l’Histoire.
Thèmes principaux
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L’écriture comme engagement moral et social.
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La fonction de l’écrivain dans le changement collectif.
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L’identité nationale et linguistique face aux défis de la modernité.
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La mémoire et la continuité historique comme fondements de la création.
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La tension entre tradition et renouveau dans la culture arabe contemporaine.
Importance dans l’œuvre d'Abdelkrim Ghallab
Cet entretien constitue un témoignage d’auto-lecture. Abdelkrim Ghallab y synthétise les valeurs esthétiques et politiques qui sous-tendent son œuvre romanesque et journalistique : la foi dans l’écriture comme levier de transformation.
L’article éclaire sa pensée de la responsabilité littéraire : écrire ne relève pas du divertissement, mais d’un acte de fidélité envers la vérité historique et l’identité arabe. C’est l’un des rares textes où l’auteur commente directement son propre parcours, offrant une clé d’interprétation majeure pour l’ensemble de ses romans et essais.
Valeur historique et usages possibles
L’entretien a une valeur documentaire et herméneutique. Il éclaire la conception que se faisait Abdelkrim Ghallab du rôle de l’intellectuel au Maghreb à la fin du XXᵉ siècle.
Il peut être utilisé comme source primaire dans les études sur l’autoreprésentation des écrivains arabes et sur la pensée culturelle marocaine. Son intérêt dépasse la biographie : il offre un cadre de lecture des débats contemporains sur l’identité, la modernité et la création.
Note académique
Brève analyse critique
L'entretien avec Abdelkrim Ghallab « Sur l’écriture, le changement et l’identité » est à la fois une confession intellectuelle et un manifeste discret. L’auteur y exprime la continuité entre sa pratique journalistique, sa production romanesque et sa vision politique. Sa parole articule trois dimensions :
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l’éthique (dire la vérité),
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l’esthétique (écrire avec sincérité)
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la civilisation (préserver la mémoire).
L’entretien illustre la cohérence de sa trajectoire : chez Abdelkrim Ghallab, la littérature demeure indissociable du devoir civique.
Objet et portée
L’objet du texte est de définir la fonction de l’écrivain dans une société en mutation. Abdelkrim Ghallab rejette l’idée de l’écrivain isolé : pour lui, la plume est un instrument d’action, un vecteur de changement moral et culturel.
L’entretien met aussi en lumière sa conception de l’identité comme processus : non un héritage figé, mais une construction dynamique fondée sur la fidélité aux valeurs et l’ouverture au progrès.
Critique méthodologique
D’un point de vue scientifique, l’entretien n’a pas la structure d’un article théorique, mais il possède une valeur méthodologique implicite : celle de l’expérience vécue. Abdelkrim Ghallab fonde son argumentation sur l’observation directe du champ culturel marocain et sur sa propre pratique d’écrivain engagé.
Cette approche subjective limite la portée analytique, mais elle renforce la crédibilité morale du propos : la parole de celui qui a vu, écrit et agi.
Enjeux historiographiques
L’entretien s’inscrit dans la tradition des dialogues intellectuels arabes où la figure de l’écrivain devient objet d’interprétation. Il reflète la période de transition du Maroc vers une modernité culturelle réfléchie, après l’ère des luttes idéologiques des décennies précédentes.
Sur le plan historiographique, le texte aide à situer Abdelkrim Ghallab dans la continuité des écrivains penseurs maghrébins qui ont articulé littérature et réforme — au même titre que Mohamed Berrada ou Abdellatif Laâbi, mais dans un registre plus institutionnel et conciliateur.
Conclusion
Cet entretien représente un document clé pour comprendre la pensée tardive d’Abdelkrim Ghallab. Il confirme la cohérence d’un parcours intellectuel fondé sur la fidélité, le réalisme et la foi dans la culture comme instrument d’émancipation.
Au-delà de sa valeur biographique, l’article témoigne de la maturation d’une conscience littéraire nationale, consciente de ses racines arabes et ouverte à la complexité du monde moderne.
Par sa profondeur et sa clarté, ce texte demeure une source précieuse pour les chercheurs étudiant la relation entre littérature, identité et changement social dans le Maroc contemporain.
















